Utilisez une lampe de luminothérapie pour combattre la déprime pendant la pandémie

Publié par Mark Beaton le

Au-delà de la menace pour la santé physique de la COVID-19, 81 % des travailleurs canadiens estiment que la pandémie a eu une incidence négative sur leur santé mentale¹. Partout au Canada, à mesure que l’automne avance et que l’hiver se rapproche, les heures de clarté diminuent considérablement. À Winnipeg, par exemple, les heures de clarté passent d’environ 13 heures en septembre à un peu plus de 8 heures en décembre. Il a été suggéré qu’un isolement prolongé et le fait de rester à l’intérieur à cause de la COVID-19 peuvent réduire l’exposition à la lumière naturelle encore plus que la normale. Une exposition limitée au soleil est un facteur majeur du « trouble affectif saisonnier » (TAS).

Le trouble affectif saisonnier est un syndrome qui revient chaque année à la fin de l’automne et en hiver. Des études ont démontré qu’il prédomine auprès de 1,7 % à 2,2 % de la population. Il touche plus de femmes que d’hommes et sa présence augmente avec l’âge jusqu’au milieu de la cinquantaine pour diminuer chez les personnes âgées².

Les symptômes courants incluent la tristesse, l’anxiété, l’irritabilité, des difficultés prémenstruelles, la diminution de l’énergie, de l’activité physique et de la libido. De nombreuses personnes affectées ressentent également de la somnolence pendant la journée ainsi qu’un appétit accru, en particulier pour les glucides².

Bien qu’il ne soit pas entièrement compris, nous savons que le TAS est un trouble complexe qui varie d’un individu à l’autre et qu’il semble n’exister aucun facteur unique causant le syndrome entièrement. Cependant, la perturbation de notre rythme circadien normal de 24 heures, la sécrétion de mélatonine, les changements saisonniers du métabolisme de la sérotonine et la génétique jouent tous des rôles contributifs.

Normalement, la « luminothérapie » est le premier traitement envisagé pour le trouble affectif saisonnier et son efficacité est de 60 % à 90 %. Plus de 60 études ont été effectuées pour évaluer la luminothérapie. Il est généralement admis qu’une lumière d’une intensité minimale de 2500 lux est requise pour un traitement efficace. À titre de référence, la lumière du soleil à midi est de 50 000 lux; à l’extérieur par temps nuageux, elle varie de 1 000 à 5 000 lux et la lumière fournie par un bureau bien éclairé offre de 300 à 500 lux³.

La « dose » peut varier, mais l’intensité de départ normale est de 10 000 lux pendant 30 minutes par jour. Une exposition à 2500 lux pendant 1 à 2 heures est une alternative. La luminothérapie doit s’effectuer tôt le matin, peu de temps après le réveil. La plupart des gens répondent au traitement en une semaine³.

Les effets secondaires courants comprennent des maux de tête, de la fatigue oculaire, des nausées et de l’agitation. Normalement, les symptômes sont légers et peuvent être traités avec une lumière moins intense. Les utilisateurs doivent éviter de regarder directement la lumière; il n’y a aucun bénéfice thérapeutique³.

Dans l’ensemble, l’usage d’une lampe de luminothérapie est une façon sûre et efficace de traiter le TAS. Différents formats de lampes sont offerts et les consommateurs peuvent se procurer ces produits en ligne ou dans la plupart des pharmacies. La sélection d’une lampe avec intensité de réglage est préférable, au cas où l’utilisateur éprouverait des symptômes négatifs. Compte tenu de la demande pour d’autres produits médicaux reliés à la COVID-19 (les oxymètres de pouls, les thermomètres médicaux et les tensiomètres), les personnes qui croient souffrir de TAS devraient se procurer une lampe de luminothérapie dès maintenant avant l’épuisement des stocks — ce qui fut le cas pour plusieurs autres produits médicaux reliés à la COVID-19.

Auteur : Mark Beaton, vice-président principal du marketing, BIOS Medical

Références :

  1. CAMH Mental Health in Canada: Covid-19 and Beyond, CAMH Policy Advice, juillet 2020.

 

  1. Light Therapy for Seasonal Affective Disorder, A Review of Efficacy, M. Terman, J. Terman, F. Quitking, P. McGrath, J. Stewart, B. Rafferty, 1989 American College of Neopsychoparmacology; 2:1-22, 1989.

 

  1. Canadian Consensus Guidelines for the Treatment of Seasonal Affective Disorder, révision par Raymond W. Lam, Anthony Levitt, 1999 Clinical & Academic Publishing.

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