La crainte de la chute

Publié par Mark Beaton le

Vous êtes au travail lorsque vous recevez un appel du voisin de vos parents. Votre père a fait une chute et il a été transporté aux urgences. Ceci est une situation que beaucoup d’entre nous avec des parents âgés peuvent imaginer. En effet, les statistiques de chute sont alarmantes : Selon Statistique Canada, 1 personne âgée de 65 ans ou plus sur 3 est susceptible de faire une chute grave et 85 % des hospitalisations liées à des blessures chez les personnes âgées sont dues à des chutes. À mesure que les personnes âgées vieillissent, le risque de chute augmente; la gravité des blessures augmente; et les décès reliés aux chutes augmentent dans la mesure où une chute et les complications médicales qui en découlent chez les personnes âgées de 90 ans et plus peuvent souvent entraîner la mort.

Le but de cet article est d’expliquer les raisons pour lesquelles une chute est plus probable en vieillissant et de fournir des informations sur la façon de sécuriser le milieu de vie d’une personne âgée pour prévenir les chutes.

Chute : Résumés des facteurs de risque

Les facteurs physiques et environnementaux qui mènent aux chutes sont complexes. Le but de cet article est de démontrer que les chutes chez les personnes âgées résultent d’un certain nombre de facteurs différents; et chacun de ces facteurs doit être pris en compte pour prévenir les chutes.

Maladie —Les symptômes d’une maladie aiguë, incluant la faiblesse, les étourdissements et la douleur combinés aux effets des médicaments augmentent le risque de chute. Les troubles de l’équilibre dus à des déficiences physiques ou à des limitations sensorielles et cognitives qui nuisent à la démarche « ou le pas » font du moment et du placement du pied un facteur de risque. Les changements cognitifs normaux retardent le temps de réponse lors du changement d’attention et entraînent une perte d’équilibre.

Vieillir signifie souvent devoir vivre avec des problèmes de santé et des incapacités chroniques. L’arthrite, les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales ou les effets d’un accident vasculaire cérébral peuvent tous avoir une incidence sur la mobilité. Les douleurs au pied, les ulcères et les douleurs de neuropathie contribuent aux problèmes de marche et d’équilibre. Les troubles neurologiques, notamment la maladie de Parkinson, la démence et la maladie d’Alzheimer, entraînent des limitations physiques.

Les problèmes de vision qui diminuent le champ visuel, l’acuité et le contraste peuvent rendre difficile la détection des dangers, en particulier dans des environnements inconnus. Pour de nombreuses personnes âgées souffrant de faiblesse musculaire, il est impossible de prévenir une chute ou un trébuchement occasionné par un problème de vision.

Pour finir, les sols glissants, les tapis et les conditions météorologiques non clémentes sont tous des facteurs contribuant aux chutes.

Dans la section précédente, nous avons souligné le risque de chute pouvant être attribuable à de multiples facteurs physiques et environnementaux; la prévention des chutes nécessite des évaluations et l’expertise de divers cliniciens, y compris des pharmaciens, des ergothérapeutes, des physiothérapeutes et des médecins. Les experts en appareils fonctionnels en service dans les pharmacies et les magasins de soins à domicile peuvent également être une ressource très importante.

Cinq mesures importantes pour prévenir les chutes :

1)    Une évaluation clinique avec mise en application des directives AGS/BGS 2011 pour la « prévention des chutes chez la personne âgée » est un excellent point de départ pour discerner les problèmes physiques potentiels.

2)    Un pharmacien peut examiner les médicaments utilisés pour découvrir les problèmes potentiels de somnolence ou d’étourdissement et les autres médicaments qui peuvent affecter la gravité d’une chute, tels que les médicaments qui diminuent la densité osseuse ou qui augmentent le risque de saignement.

3)    Il existe de nombreux appareils d’aide à la mobilité qui ont été conçus pour améliorer l’équilibre. Une expertise pour confirmer l’ajustement approprié et les instructions sur l’utilisation appropriée sont importantes. Cependant, des recherches ont montré que de nombreuses personnes âgées évitent d’utiliser les appareils en raison des inconvénients ou de la stigmatisation. Leur utilisation doit être encouragée par les groupes de soutien.

4)    À la maison, il est essentiel d’éliminer l’encombrement des espaces, d’ajouter un éclairage approprié et de fournir des appareils d’aide à l’équilibre supplémentaires. Commencez par ajouter des articles de sécurité dans la salle de bain tels que des barres d’appui autour de la baignoire et des toilettes. Ensuite, évaluez la chambre et les autres espaces fréquemment utilisés pour les risques de trébuchement. Réorganisez ou enlevez les meubles et assurez-vous qu’il y a suffisamment d’espace pour les déambulateurs et les cannes. Ajoutez des mains courantes ou apportez des améliorations aux mains courantes existantes, en particulier pour monter et descendre des escaliers.

5)    Les programmes d’exercices conçus spécifiquement pour l’équilibre et la force sont importants pour réduire le risque en général. Une activité physique continue comportant des difficultés modérées à l’équilibre aidera à remédier aux déficiences physiques.

Auteur : Mark Beaton, vice-président principal du marketing, BIOS Medical

Référence :

  1. Chutes chez les aînés au Canada : Deuxième rapport. Agence de santé publique du Canada, 2014.

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